Une crise endogène
Une crise essentiellement endogène, née de l'irresponsabilité et des mauvais choix du pouvoir de Kinshasa. La légitimité issue des élections de 2023, jugées chaotiques, est niée par les signataires.
« Ne pas agir, c'est être complice. »
La crise congolaise n'est ni un simple différend entre politiciens, ni une seule question sécuritaire. Elle est à la fois politique, économique, sécuritaire, morale, institutionnelle, sociale et humanitaire. Une menace existentielle qui pèse sur la République en tant qu'État et Nation.
Une crise essentiellement endogène, née de l'irresponsabilité et des mauvais choix du pouvoir de Kinshasa. La légitimité issue des élections de 2023, jugées chaotiques, est niée par les signataires.
Violation de la Constitution, instrumentalisation de la justice, arrestations et détentions arbitraires visant officiers, opposants, journalistes et défenseurs des droits de l'homme.
Une dette publique envolée au-delà de dix-huit milliards de dollars, un pillage méthodique des ressources et l'absence de garantie de la souveraineté productive du pays.
Plus de 80 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, dans une famine chronique, une mortalité infantile élevée et un chômage qui frappe des millions de Congolais.
Le pouvoir est accusé d'avoir choisi la guerre plutôt que la paix, d'avoir recouru à des armées étrangères et à des mercenaires, d'avoir distribué des armes aux civils et d'avoir intégré des éléments des FDLR et des ADF.
La réconciliation et la consolidation de l'unité nationale ont cédé la place à des discours de haine financés et véhiculés par les officiels, avec une discrimination dirigée contre les Tutsis et les Rwandophones.
Les négociations de Doha n'aboutissent pas, faute de volonté politique de Kinshasa. Les engagements de cessez-le-feu et de libération des prisonniers ne sont pas respectés. Le chef de l'État gagnerait du temps pour relancer la guerre.
Des centaines de milliers de déplacés, un exil politique massif et une sécurité civile affaiblie imposent de garantir le retour digne des réfugiés et des exilés politiques.
Près d'un an et demi après son adresse du 23 mai 2025, Joseph Kabila s'adresse de nouveau à la nation. Un réquisitoire contre la gouvernance, un appel au dialogue national inclusif et l'annonce d'une nouvelle étape politique.
« Le Congo est en péril ; le sauver est un impératif et une urgence. »Joseph Kabila — Adresse à la nation, 9 octobre 2026
« Trahi par celui qui avait fait le serment de le protéger […] le peuple congolais a rendez-vous avec l'histoire : ou bien il se prend en charge aujourd'hui, ou il trahit son destin de grandeur. »Joseph Kabila — Adresse à la nation, 9 octobre 2026
« Près d'un an et demi après mon adresse du 23 mai 2025, force est de constater que mes propositions, mises en garde et conseils ont été superbement ignorés […] la situation générale du pays n'a donc cessé d'empirer. »Joseph Kabila — Adresse à la nation, 9 octobre 2026
« N'étant pas de ceux qui se dérobent à leur devoir, je partagerai donc avec notre peuple, dans les heures, jours ou semaines à venir, ma conviction sur ce que nous devons entreprendre ensemble. »Joseph Kabila — Adresse à la nation, 9 octobre 2026
Formulées le 23 mai 2025, reprises et durcies le 9 octobre 2026, ces douze mesures constituent le socle du programme de refondation du FRN. Elles sont ici déclinées en actions concrètes.
Rompre avec un pouvoir qui se maintient par la peur, la division et la fermeture des institutions. La légitimité se reconstruit par la Constitution restaurée, des élections libres et une justice indépendante.
Un cessez-le-feu immédiat, effectif et vérifiable, comme condition de tout dialogue. L'Est congolais ne peut plus être le laboratoire d'une guerre sans fin.
L'État retrouve la capacité de faire respecter la loi sur l'ensemble du territoire, du fleuve au lac, de la forêt à la ville.
Retour au texte constitutionnel, fin des arrestations arbitraires, indépendance de la justice, séparation des pouvoirs et, conformément à l'article 64 de la Constitution, le devoir civique de tout Congolais de faire échec à toute prise de pouvoir par la force.
Liberté de la presse, d'association, de réunion, de déplacement et d'expression. Le journaliste emprisonné et l'activiste détenu doivent pouvoir compter sur un État qui libère avant de juger.
Rejet des discours de haine, reconnaissance des différences identitaires, justice pour les victimes et réconciliation fondée sur la vérité et la réparation.
Mise en place d'un contrôle effectif des finances publiques, transparence des contrats miniers, lutte contre la corruption et reddition des comptes.
Des relations de voisinage fondées sur la souveraineté, l'intégrité du territoire et la non-ingérence, avec un dialogue permanent sur les questions de sécurité et de frontière.
Un État qui applique ses engagements est un État crédible. La crédibilité se reconstruit en tenant les accords signés — de Doha comme sur les questions économiques.
Fin des massacres en Ituri, à Beni et au Lubero. Pas de Solution militaire définitive sans règlement politique durable et protection des civils.
Aucune armée privée étrangère ne combat pour la République. Les forces armées congolaises, de droit et de fait, doivent reprendre la main.
Souveraineté du territoire congolais, retrait progressif, planifié et vérifiable, avec un calendrier public et un mécanisme de contrôle.
Le Front s'est doté d'une architecture précise pour décider vite, répondre devant ses membres et rendre des comptes. L'architecture présentée aux cadres de base le 21 octobre 2026.
Vingt membres. Il porte l'autorité originelle du Front, se réunit pour les décisions fondatrices et se dote d'un secrétaire permanent.
20 membresCinq membres selon la formule « 4 + 1 ». Instance d'orientation stratégique et de validation des opérations.
5 membres — 4 + 1Le président et ses vice-présidents. Garant de la ligne politique, chef de l'exécutif du Front, il convoque et rend compte.
Président + 3 vice-présidentsDirection quotidienne du Front, dirigée par le secrétaire général et le secrétaire général adjoint, coordonnateur et coordonnateur adjoint.
Secrétariat généralLa chaîne de terrain : sections territoriales et cellules de quartier et de village. C'est là que se joue la mobilisation, l'animation politique et le contrôle permanent.
Ancrage territorialFaire de la RD Congo un pays émergent, démocratique, pacifique, au service de son peuple et catalyseur du développement régional.
Le programme s'appuie sur Le pacte de la Refondation : quinze chapitres, une feuille de route démocratique en trois horizons, un glossaire et cent trente-neuf sources. La doctrine du Front et les douze orientations publiques du pacte citoyen l'accompagnent.

« Les principes philosophiques qui guident notre programme, socle et fil conducteur de notre action, sont ces quatre révolutions que nous estimons nécessaires au renouveau en République démocratique du Congo. »
La crise congolaise est essentiellement une crise d'hommes. Elle s'enracine dans l'égoïsme des élites au pouvoir, dans une culture de parvenu et de prédation à tous les niveaux. Elle appelle une nouvelle vision du pays et du pouvoir, et l'émergence d'un leadership alternatif, capable d'opérer les ruptures qui s'imposent et d'impulser une dynamique mobilisatrice des forces vives de la nation.

Manger une ou deux fois par jour ne peut continuer à être un luxe pour la grande majorité des Congolais. Le changement repose non sur l'illusion, mais sur une réelle volonté politique de mobiliser et d'entraîner le peuple dans un effort soutenu de refondation de la société.

Le renouveau du pays ne peut pas faire fi du savoir — scientifique et académique, mais aussi pratique et populaire, celui que détient chaque individu par son expérience de vie. Le pays fut un fleuron de l'Afrique en matière de formation universitaire ; les régimes qui se sont succédé n'ont jamais su utiliser ces compétences au profit du développement.

Le Congo est l'une des premières puissances écologiques de la planète. Cette richesse doit être intégrée à l'éducation de masse, qui ne se fait jusqu'ici qu'eu égard à la richesse minière du sous-sol. Mieux nous préserverons notre patrimoine écologique, mieux nous pourrons en tirer profit.

« Cette révolution historique des mentalités, qui fera de chaque Congolais un pétrisseur du présent, un bâtisseur d'avenir et un semeur d'espoir. » Aucun des trois autres fondements ne tient sans celui-ci.
Quatre priorités d'action, déclinées en quatre échelles de paix — et reprises chapitre par chapitre dans Le pacte de la Refondation.
Quatre échelles : locale, nationale, sous-régionale et internationale. Résoudre les conflits de base par le droit et la justice, réconcilier, refonder l'administration, la police, l'armée et les frontières, et passer d'un partenariat international passif à un partenariat stratégique.
État de droit, lutte contre la corruption et l'impunité : inspection de l'administration, contrôle fiscal et douanier, gestion par le mérite, reddition des comptes et déclaration obligatoire du patrimoine de tout mandataire.
Passer d'une économie de cueillette minière à une économie de production et de transformation : agriculture moderne en coopératives, industrie de substitution aux importations puis aux exportations, climat des affaires assaini.
Emploi et salaires décents, formation, santé, habitat, culture et sport : l'accès de tous à la richesse, la justice distributive, l'égalité des chances et la dignité de chaque Congolais.
L’école, l’hôpital, la route, le champ, le tribunal : ce sont eux qui font le programme. Le pacte les traite en quinze chapitres, de la paix à la diaspora.
La création du FRN réunit la direction politique d'un ancien chef d'État et le commandement militaire de l'Est. La correspondance entre ces deux puissances, politique et militaire, est la structure même du Front.
Président
Archives du Front
Président de la République démocratique du Congo de 2001 à 2019. Il a conduit le processus de Doha et l’Accord pour la paix et la réconciliation en RDC, et a signé la déclaration fondatrice du Front. Son adresse à la nation du 9 octobre 2026 précède de trois jours la création du mouvement.

Ancien coordonnateur de l’Alliance Fleuve Congo. Vice-président du Front, il a présenté à Goma, devant les cadres de base, la nouvelle architecture institutionnelle du mouvement et a restitué le contenu de la déclaration politique.
Vice-président
Archives du Front
Président du Mouvement du 23 mars. Il a retracé le parcours du mouvement devant les cadres de base et défendu l’idée que le changement de dénomination ne modifiait pas ses objectifs.

Commandant militaire du M23, il conserve ses fonctions de chef d’état-major général de l’Armée révolutionnaire congolaise avec rang de vice-président du Front. La direction politique et la direction militaire sont ainsi réunies dans une même chaîne de commandement.
Secrétariat
Archives du Front
Il assure la gestion administrative et politique quotidienne du Front, coordonne l’ensemble des activités des organes et rend compte au président.
Secrétariat
Archives du Front
Il seconde le secrétaire général, coordonne les sections et les cellules et suit l’exécution des décisions du comité exécutif.
Collège
Archives du Front
Il tient le secrétariat permanent de l’organe qui porte l’autorité originelle du Front et assure la convocation de ses sessions.
Les textes fondateurs, les interventions des dirigeants et l'état d'avancement de la construction institutionnelle.
Les vice-présidents Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa ont présenté à Goma l'architecture institutionnelle du Front : Collège des fondateurs, Conseil de la révolution, Présidence et Comité exécutif.
Les signataires, réunis à Goma les 10 et 11 octobre, adoptent le texte de douze points qui crée le Front pour la Refondation de la Nation et met fin à l'existence de l'Alliance Fleuve Congo.
Joseph Kabila s'adresse à la nation : réquisitoire contre la gouvernance, défense du dialogue national inclusif, mises en garde sur les accords miniers et annonce de nouvelles initiatives.
Un pacte citoyen en douze points pour « sauver le Congo du gouffre » : fin de la tyrannie, arrêt de la guerre, rétablissement de l'État de droit et des libertés, réconciliation et souveraineté économique.
La charte du Front : la doctrine, les repères chiffrés du pays et le suivi public des engagements pris.
Le pays est en péril : ne pas agir, c’est être complice. Le Front a été créé à Goma le 12 octobre 2026 — sa phase d’installation est ouverte. Voici comment y prendre part.

Deux minutes pour devenir membre : qualité de membre, coordonnées, validation. Aucune adhésion n’est refusée pour un motif politique.
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Le Front se construit du village à la province. Sections, cellules, comités : chaque quartier, chaque commune, chaque territoire peut s’organiser.
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Un espace de formation, de débat et d’initiative pour la jeunesse congolaise : écoles de cadres, clubs thématiques, campagnes de terrain.
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Un tiers des postes de direction leur revient. Coordinations nationales, provinciales et locales, avec un programme de violence et d législation.
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Des millions de Congolais de l’étranger. Les retenir, les organiser, les faire revenir investir : sections, comités et représentation permanente.
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Demandes d’entretien, accréditations, kit de presse et communiqués du Front. La presse est un pouvoir de contrôle, pas un adversaire.
En savoir plus →Chaque jour sans cessez-le-feu, sans vérité et sans État, c’est un jour de plus de morts, de déplacements et de pillages (Muda). La phase d’installation du Front est ouverte : le moment d’agir est maintenant.
Cet encart est tenu par le secrétariat général : il ne publie que les reprises validées par la direction de la communication. Les analyses critiques et les prises de position hostiles ne figurent pas ici. Chaque article renvoie vers sa source d'origine.
Reprises validées par le secrétariat général du Front.
Le compte rendu de la conférence de presse de Goma, la déclaration des cinq organes et la désignation à l'unanimité de la direction.
Lire l'article →L'adresse à la nation du 9 octobre et le bilan des douze mesures du pacte citoyen.
Lire l'article →La création du Front à Goma et la direction unifiée du mouvement.
Lire l'article →Le message à la nation, le dialogue national inclusif et l'annonce des prochaines initiatives.
Lire l'article →Le bilan du pacte citoyen en douze mesures et la réponse à l'appel à l'action.
Lire l'article →L'adresse à la nation, la question des institutions et l'engagement pour le dialogue national.
Lire l'article →Les cinq domaines couverts par l'adresse à la nation.
Lire l'article →La filiation historique du mouvement et la charte qu'il revendique.
Lire l'article →La restitution de la déclaration politique et l'architecture institutionnelle présentée à Goma.
Lire l'article →Le secrétariat général met à jour cet encart. Signalez-nous toute reprise du Front : elle est examinée puis publiée si elle est retenue.